Interview with Josiane Riachi - CEO, Volver

Interview with Josiane Riachi -  CEO, Volver

 

Quelle est l’offre de l’agence de voyages Volver en termes d’art moderne et contemporain, à Beyrouth, dans la région MENA et à l’international ?

Volver propose des voyages d’art, accompagnés par des conférenciers.

La Biennale de Venise est l’une de nos destinations les plus prisées. Nous organisons aussi des voyages consacrés à l’art, à l’architecture ou au design dans des villes comme Berlin ou Copenhague. La Biennale de Marrakech compte parmi nos offres pour l’année à venir ainsi qu’un voyage consacré à l’art contemporain à travers la Toscane. Le Liban est un pays prescripteur en terme d’art contemporain, tant pour ses artistes, qui font de leur vivant partie de collections prestigieuses tant publiques que privées, que pour ses fondations dédiées à l’art contemporain, déjà actives ou en cours de constitution. Nous organisons tout au long de l’année des visites d’expositions temporaires dans le domaine de l’art moderne et contemporain mais également des visites thématiques à travers différentes institutions, collections et intégrant les interventions d’experts dans ces domaines. Volver assure ainsi tant un rôle de promotion que de spécialisation, de médiation ou de pédagogie pour les publics résidant au Liban ou à l’étranger.

La rentrée 2015 sera riche en événements avec notamment la réouverture du Musée Sursock et le lancement de la Fondation de Tony Salamé, très attendues à l’international. Nous organisons à l’automne une visite de collections privées libanaises, de fondations et de musées pour des collectionneurs et experts étrangers.

En 2015, l’ensemble des profits générés par nos programmes de visites à Beyrouth sont versés à l’Association pour la Protection du Patrimoine Libanais (APPL) dont les missions nous semblent essentielles.

 

 

Peut-on contacter Volver pour des visites à la carte ?

 

Volver est très bien connecté et peut organiser via son relationnel des visites privées accompagnées de conférenciers pour un petit groupe d’amateurs à la rencontre d’acteurs clés du marché ou, comme je le mentionnais, à la découverte de collections normalement fermées au grand public.

 

 

Qui constitue vos équipes pour ces visites?

 

Nous sommes entourés de collaborateurs historiens de l’art, curators, enseignants ou consultants. Mirene Arsanios, cofondatrice de 98 Weeks Research Project (Beyrouth), enseignante et auteur, Nesrine Khodr, artiste et creative producer, Delphine Leccas, consultante et curator indépendante spécialisée sur la scène contemporaine syrienne et collaboratrice d’Okwui Enwezor, du collectif WHW ou encore de Frie Leysen, Sabine de Maussion, PhD Candidate en Visual Cultures au Goldsmiths College (Londres), curator et enseignante, cofondatrice de urbacraft.com, The City Crafting System, s’activent à mes côtés pour des visites de contenu.

 

 

Qui est votre public? A qui souhaiteriez-vous éventuellement l’étendre ?

 

Notre public est constitué d’amateurs d’art bien sûr, généralement libanais. Ils ont déjà un rapport privilégié avec l’art, ont parfois une pratique ou sont collectionneurs, aiment visiter les musées, les expositions, mais souhaitent en savoir plus. Nous cherchons par ailleurs à fidéliser un public plus jeune pour les sensibiliser à l’art et favoriser leur culture. Nos visites au Liban sont pour cette raison gratuites au moins de 25 ans, toujours bienvenus dans le cadre de nos visites.

Nous voudrions accueillir d’avantage d’étrangers de visite au Liban et organiser des séjours d’art sur place pour expliquer les sources inspiratrices de nos artistes.

 

 

Vous faites personnellement partie du cercle des connaisseurs et collectionneurs d’art au Liban. Etes-vous vous-même collectionneuse ?

 

Je suis passionnée par l’art sans restriction de medium, de provenance ou d’époque. J’achète par coup de foudre. Pour être parfaitement sincère, je trouve que, malheureusement, le marché de l’art a une mauvaise influence sur l’art. Les artistes écoutent  leurs galeristes et répondent  à leurs  besoins plutôt que de créer librement. On achète pour investir. L’art devrait être synonyme de liberté. 

 

 

Feriez-vous l’acquisition d’une pièce en ligne ? A quelle(s) œuvre(s) actuellement en ligne sur artscoops.com avez-vous été particulièrement sensible ?

 

artscoops.com est un très bon concept. A travers le monde entier, on découvre des artistes du Moyen Orient et d’Afrique et de son fauteuil on peut acquérir une œuvre d’art ou la vendre, c’est génial ! Les photographies de Joe Kesrouani et celles d’André Merian me plaisent absolument.

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